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Journée mondiale contre la rage: mobiliser les acteurs à l'occasion d'un séminaire dédié à Tunis
A l’occasion de la Journée mondiale contre la rage, instituée le 28 septembre, date anniversaire de la disparition de Louis Pasteur, l’Institut Pasteur de Tunis a réuni des experts de l’Institut Pasteur à Paris, de l’Institut Pasteur d’Algérie, du Centre National de Santé Animale deLibye et du Ministère de la Santé Publique du Tchad pour un séminaire de deux jours sur la thématique.
La continuité de l’héritage de Louis Pasteur est d’autant plus importante que, bien que la France soit indemne de rage terrestre, cette zoonose virale cause toujours environ 60 000 décès par an dans le monde, majoritairement en Asie et en Afrique, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Pour atteindre l’objectif « Zero by 30 » d’éradication de la rage humaine médiée par les chiens d’ici 2030, fixé par l’OMS, le maître mot est « Plus forts ensemble » - slogan du séminaire !
La « quête du dernier chien enragé » doit s’organiser de manière collective dans une logique One Health, en passant par la vaccination des animaux, pour l’élimination du cycle épidémiologique de la rage à sa source, la prévention des populations, la prophylaxie post-exposition et la responsabilisation du plus grand nombre, par le biais des responsables communautaires.
Cette réunion régionale a permis de faire un état des lieux de la situation endémique en Afrique du Nord, de partager de bonnes pratiques pour la surveillance et la prévention et d’évoquer les avancées scientifiques récentes, par exemple en matière de tests diagnostic rapides et de potentiel traitement pour des animaux - et si les essais cliniques peuvent se faire un jour, pour des humains - n’ayant pas reçu de prophylaxie post-exposition et développant de premiers symptômes.
Ce séminaire était également une opportunité pour la DrMaryem Jebali, 1ère lauréate de la Chaire scientifique Charles Nicolle, de présenter les premiers résultats de son étude phylogénétique menée suite à son stage à l’Institut Pasteur à Paris pour mieux appréhender les dynamiques de dispersion et de persistance de la rage en Tunisie.
Pour rappel, la Chaire scientifique Charles Nicolle vise à renforcer la coopération scientifique entre la Tunisie et la France en soutenant la mobilité d’une jeune scientifique de l’Institut Pasteur de Tunis vers le campus de l’Institut Pasteur (Paris), et son intégration à une unité de ce dernier, pendant 3 à 6 mois. Le prochain appel de financement sera lancé prochainement pour le premier semestre 2027.
