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Un cas d’encéphalite mortelle causée par un virus transmis par le pigeon
Une personne infectée par un variant du virus de la maladie de Newcastle, très répandu chez les pigeons, est décédée des suites d’une encéphalite. Un cas extrêmement rare mais qui souligne l’importance de la surveillance des agents pathogènes circulant chez les animaux.
Une étude collaborative impliquant notamment l’Institut Pasteur, l’AP-HP, l’Hôpital Necker-Enfants malades ainsi que l’Anses vient de rapporter un troisième décès humain faisant suite à une encéphalite et provoqué par le PPMV-1. Il s’agit du premier décès en France et du premier d’une personne qui n’était a priori pas immunodéprimée. « L’agent infectieux n’a été identifié qu’après le décès, grâce à un séquençage métagénomique de nouvelle génération réalisé sur des tissus post-mortem » précise Nolwenn Dheilly, responsable du laboratoire Découverte de pathogènes. L’enquête épidémiologique a par la suite permis d’établir que l’infection par le PPMV-1 avait probablement eu lieu lors d’un atelier de chamanisme où la personne aurait été en contact avec des fientes d’oiseaux.